1 -Epidémiologie de l'infection à VIH dans le monde
a - Dans le monde (Rapport sur l’épidémie
mondiale de SIDA en décembre 2007)
Selon l’ONUSIDA, 33,6 millions de personnes vivent avec le
VIH/SIDA dans le monde à la fin 2007 (30,8 millions d'adultes, 2,5 millions
d'enfants de moins de 15 ans)
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ADULTES ET ENFANTS VIVANT AVEC LE VIH
ESTIMATIONS EN 2007
Total: 33,6 millions (30,6–36,1)

NOMBRE ESTIMATIF D’ADULTES
ET D’ENFANTS
NOUVELLEMENT INFECTÉS PAR
LE VIH EN 2007
Total : 2,5 millions
(1,8-4,1 millions)

NOMBRE ESTIMATIF DE DÉCÈS PAR SIDA
CHEZ L’ADULTE ET L’ENFANT
EN 2007
Total : 2,1 millions (1,9-2,4
millions)
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Fin
2004, parmi les personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le monde, on comptait
par pays:
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Amérique :
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(chiffres
en nombre de cas)
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Etats
Unis
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940
000
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Brésil
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660
000
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Venezuela
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100
000
|
Canada
|
55
000
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Argentine
|
120
000
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Haïti
|
260
000
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Afrique :
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Tanzanie
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150
0000
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Kenya
|
1 100
000
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Zimbabwe
|
160
0000
|
Zambi
|
830
000
|
|
Malawi
|
810
000
|
Côte
d’Ivoire
|
530
000
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|
Congo
|
1 000
000
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Pacifique occidental
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Australie
|
100
00
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Cambodge
|
170000
|
|
Japon
|
12000
|
Malaisie
|
51
000
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Vietnam
|
200
000
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Asie du sud-est
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Thailande
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560 000
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Inde
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3.970.000*
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Myanmar
|
320
000
|
Indonésie
|
110
000
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Europe :
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Lituanie
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1
300
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France
|
110
000
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|
Italie
|
140
000
|
Allemagne
|
10
000
|
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Royaume
Uni
|
31
000
|
Suisse
|
13
000
|
|
Portugal
|
22
000
|
Roumanie
|
2
500
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Pays
Bas
|
10
000
|
Belgique
|
10
000
|
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Danemark
|
5
000
|
Ukraine
|
360
000
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* Données fin 2004
Données :
http://www.unaids.org/en/Regions_Countries/Countries/default.asp
Généralités sur l’épidémie mondiale liée
au VIH (issu du rapport ONUSIDA 2007)
En 2007, on
note du fait de différences méthodologiques par rapport aux années précédentes,
une diminution du nombre estimé de personnes vivant avec le VIH à travers le
monde. L’interprétation de la gravité et des conséquences de la pandémie a
néanmoins fort peu changé. On estime à 33,2 millions [30,6 millions-36,1
millions] le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde en 2007, soit
16% de moins que l’estimation de 39,5 millions publiée en 2006 (ONUSIDA/OMS,
2006).
Parce que les estimations du nombre de
nouvelles infections et du nombre de décès liés au VIH, il faut souligner que
les différences entre les estimations données en 2006 et celles de 2007 sont
pour l’essentiel liées à des améliorations de la méthodologie plutôt qu’aux
tendances de la pandémie elle-même. Il convient donc de ne pas tirer de
conclusions des comparaisons entre les estimations de 2007 et celles de 2006.
Le point sur
l’épidémie 2007 – Eléments essentiels
Chaque jour, le VIH infecte plus de 6800
personnes et plus de 5700 personnes meurent du sida, essentiellement
parce qu’elles n’ont pas un accès correct
aux services de prévention et de traitement de l’infection à VIH. La pandémie
de VIH reste le défi infectieux le plus grave en matière de santé publique.
L’évaluation épidémiologique de la pandémie comporte néanmoins des éléments
encourageants, car elle suggère : une stabilisation de la prévalence mondiale
de l’infection à VIH (pourcentage de personnes infectées par le VIH), même si
le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde augmente à cause tant
de l’accumulation de nouvelles infections que de la survie prolongée des
personnes infectées, au sein d’une population qui elle-même continue de croître
; une diminution localisée de la prévalence dans certains pays ; une diminution
du nombre de décès liés au VIH, attribuable en partie à l’extension récente de
l’accès au traitement ; et une diminution du nombre annuel de nouvelles
infections à VIH au niveau mondial. L’examen des tendances mondiales et
régionales laisse à penser que l’épidémie comporte deux grands schémas : des
épidémies généralisées qui persistent au sein de la population générale de
nombreux pays d’Afrique subsaharienne, en particulier dans la partie australe
du continent ; et dans le reste du monde, des épidémies affectant
essentiellement les populations les plus exposées au risque d’infection,
notamment les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, les
consommateurs de drogues injectables, les professionnel(le)s du sexe et leurs
partenaires sexuels.
L’Afrique subsaharienne reste la
région la plus gravement touchée et le sida y est toujours la principale
cause de mortalité.
Alors que la prévalence en termes de
pourcentage est stabilisée, la persistance de nouvelles infections
(même à un rythme moindre) fait que le
nombre de personnes vivant avec le VIH – soit 33,2 millions
(30,6 millions-36,1 millions) – est plus
élevé que jamais (Figure 1). La prévalence du VIH tend à décroître lentement en
même temps que diminuent les nouvelles infections et que meurent les personnes
infectées par le VIH ; elle peut augmenter si les nouveaux cas persistent à
survenir et si les personnes infectées sous traitement antirétroviral meurent
moins rapidement. Les analyses du présent rapport ne peuvent mesurer
spécifiquement les influences divergentes qu’exercent sur la prévalence du VIH
tant les efforts de prévention – qui diminuent le nombre de nouvelles
infections – que l’extension des programmes de traitement – qui réduit le
nombre de décès parmi les personnes infectées par le VIH.
En Asie du Sud-Est, les épidémies
au Cambodge, au Myanmar et en Thaïlande montrent toutes
une diminution de la prévalence du VIH. En 2007, on estime à 2,1 millions [1,9
million- 2,4 millions] le nombre de décès dus au sida dans le monde (Figure 3)
– 76% d’entre eux sont survenus en Afrique subsaharienne. La diminution
observée au cours des deux dernières années est en partie due à l’extension des
services de traitement antirétroviral.
Le sida reste une des principales causes
de mortalité dans le monde et la première cause de décès en Afrique
subsaharienne : il représente à long terme un énorme défi en ce qui concerne la
mise en place de services de traitement – et son impact disproportionné sur
l’Afrique subsaharienne n’en est que plus évident. Les infections récentes
contribuent au nombre total de personnes vivant avec le VIH ; évoluent vers la
maladie et la mort au cours du temps et constituent une source potentielle de
nouvelles contaminations.

L’incidence annuelle du VIH (le nombre de
nouvelles infections à VIH par an au sein d’une population) est donc un
paramètre clé que s’efforcent de réduire les efforts de prévention. L’incidence
mondiale de l’infection à VIH a probablement atteint un sommet à la fin des
années 1990 avec plus de 3 millions de nouvelles infections par an : on
l’estime à 2,5 millions [1,8 million- 4,1 millions] en 2007, dont plus des deux
tiers (68%) en Afrique subsaharienne. Cette diminution de l’incidence du VIH
correspond vraisemblablement à l’évolution naturelle de l’épidémie ainsi qu’aux
efforts de prévention qui ont entraîné des modifications de comportement dans
divers contextes.
Résumés par
région
L’Afrique subsaharienne continue
d’être la région la plus gravement touchée par la pandémie de sida. Parmi
les personnes infectées, plus de deux
adultes sur trois (68%) et presque 90% des enfants vivent dans cette région ;
plus de trois décès dus au sida sur quatre (76%) y surviennent, tragique
illustration des besoins non assurés en matière de traitement antirétroviral en
Afrique subsaharienne. Les épidémies de la région varient néanmoins de façon
marquée, la prévalence du VIH chez l’adulte (15-49 ans) au niveau des pays
allant de moins de 2% dans certains pays du Sahel à plus de 15% dans la plus
grande part de l’Afrique australe. A elle seule, cette dernière
sous-région compte près du tiers (32%) de toutes les nouvelles infections à VIH
et des décès liés au sida dans le monde en 2007. En tout, 1,7 million [1,4
million-2,4 millions] de personnes ont été infectées par le VIH en Afrique
subsaharienne au cours de l’année écoulée, contre 2,2 millions [1,7
million-2,7 millions] de nouvelles infections en 2001. On y estime à l’heure
actuelle que 22,5 millions [20,9 millions-24,3 millions] de personnes vivent
avec le VIH – à comparer aux 20,9 millions [19,7 millions-23,6 millions] de
2001.
Le taux de prévalence du VIH chez l’adulte
(15 à 49 ans) est passé en Afrique subsaharienne de 5,8% [5,5%-6,6%] en 2001 à
5,0% [4,6%-5,5%] en 2007. Le sida constitue toujours la cause de mortalité la
plus importante en Afrique subsaharienne (OMS, 2003) ; sur un total mondial de
2,1 millions [1,9 million- 2,4 millions] de décès (adultes et enfants) en 2007,
1,6 million [1,5 million-2,0 millions] sont survenus en Afrique
subsaharienne. On estime à 11,4 millions [10,5 millions-14,6 millions] le
nombre d’enfants rendus orphelins par le sida1 dans la région.
Outre la diminution du nombre de nouvelles
infections observée en Afrique subsaharienne de 2001 à 2007, le nombre
estimé de nouvelles infections a chuté en Asie du Sud et du Sud-Est,
passant de 450 000 [150 000-800 000] en 2001 à 340 000 [180 000-740 000] en
2007, et en Europe orientale de 230 000 [98 000-340 000] en 2001 à 150
000 [70 000-290 000] en 2007. La différence du nombre de nouvelles infections
en Europe orientale tient surtout à la croissance ralentie de l’épidémie
de VIH en Fédération de Russie, le pays où sévit l’épidémie la plus
importante de la région et où le nombre de nouvelles infections a augmenté
rapidement à la fin des années 1990 avant de culminer en 2001. Le nombre de
nouvelles infections signalées (plutôt que leur estimation) pour la Fédération
de Russie a recommence à croître ces dernières années, mais à un taux plus
faible qu’au tournant de ce siècle. Les 92 000 [21 000-220 000] adultes et
enfants que l’on estime avoir été nouvellement infectés par le VIH en Asie
de l’Est en 2007 représentent une augmentation de près de 20% par rapport
aux 77 000 [49 000–130 000] personnes nouvellement infectées en 2001. L’Océanie
a elle aussi connu une augmentation du nombre estimé de nouvelles
infections – de 3800 [3000-5600] en 2001 à 14 000 [11 000-26 000] en 2007. Le
nombre de nouvelles infections à VIH est resté à peu près stable pour 2007 dans
les Caraïbes, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique
du Nord, en Amérique du Nord et en Europe occidentale. Ces chiffres d’incidence
régionale peuvent masquer le fait que le nombre effectif de personnes vivant
avec le VIH peut être en augmentation ; en Europe orientale, par exemple, le
nombre total de personnes vivant avec le VIH a augmenté de près de 150% entre
2001 et 2007. De même, la prévalence du VIH continue d’augmenter dans certains
pays, comme l’Indonésie et le Viet Nam.
Les femmes vivant
avec le VIH

Les estimations du nombre de femmes et
d’hommes infectés par le VIH ont connu le même taux d’accroissement
entre 2001 et 2007 et le ratio
hommes/femmes est donc resté le même au niveau mondial parmi les personnes
infectées. L’estimation de 13,8 millions [12,7 millions-15,2 millions] de
femmes vivant avec le VIH en 2001 a augmenté de 1,6 million pour atteindre 15,4
millions [13,9 millions-16,6 millions] en 2007 ; les chiffres correspondants
pour les hommes sont de 13,7 millions [12,6 millions-15,2 millions] en 2001 et
15,4 millions [14,3 millions-17,0 millions] en 2007. En Afrique
subsaharienne, près de 61% des adultes vivant avec le VIH en 2007 étaient
des femmes (Figure 5), et 43% dans les Caraïbes (à comparer aux 37% de
2001). En Amérique latine, en Asie et en Europe orientale,
la proportion de femmes vivant avec le VIH croît progressivement, le VIH
passant aux partenaires féminines des hommes qui ont vraisemblablement été
infectés lors de l’injection de drogues, ou au cours de rapports sexuels
tarifés non protégés ou de rapports sexuels avec des hommes. En Europe orientale
et en Asie centrale, on estime que les femmes représentaient 26% des
adultes infectés par le
VIH in 2007 (comparé aux 23% de 2001) ; en
Asie ce pourcentage était de 29% en 2007 (26% en 2001).
b- Infection à
VIH : cas particulier de l’Europe (BEH novembre 2007)
Nombre, taux (par million d’habitants) et pourcentage de
cas de VIH par groupe de transmission déclarés dans les 27 pays de l’UE et
trois pays de l’AELE, 2006

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