|
|
 |
1 - Quest ce que le SIDA ( mars 2008 )
a - La définition
L’être Humain présente un système de défense
contre les infections.
Le virus peut rester dans l’organisme plusieurs années sans
qu’il y ait de signe de maladie. C’est la période de
séropositivité :
- Le test sanguin est positif,
- Il n’existe pas de signe de maladie
- Le porteur du virus est dit asymptomatique (sans symptôme).
Après la période de séropositivité sans symptôme
qui dure plusieurs années, des signes de maladie peuvent apparaître
en l’absence de traitement car les défenses de l’organisme
s’affaiblissent. Certains signes graves (infections, cancers) définissent
le SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquis.
En fait, depuis l’apparition des multithérapies antirétrovirales
en 1996, l’évolution de la séropositivité a
été profondément modifiée avec une amélioration
de la fonction immunitaire qui permet à la plupart des personnes
soignées de ne pas présenter les maladies graves définissant
le SIDA, comme cela était observé auparavant.
b - Le virus VIH
Le microbe responsable est le virus de l’Immunodéficience
Humaine (VIH en français ou virus de l'immunodéficience
humaine ou virus du Sida, HIV en anglais) découvert en 1983 par
l’équipe du Professeur MONTAGNIER de l’Institut Pasteur
de Paris.
Ce virus, qui appartient à la famille des rétrovirus, est
proche d’un virus de la même famille retrouvé chez
les singes verts d’Afrique.
Le VIH n'est pas samment reconnu et/ou détruit par les défenses
immunitaires, contrairement à la plupart des autres virus, et il
se loge dans certaines cellules immunitaire de détruit lentement
les défenses de l'organisme.
Ce virus se transmet spécifiquement de l'être humain à
un autre être humain. Il ne peut être transmis à un
animal et est spécifique de l'espèce humaine.
c - La transmission
Il n’existe que 3 modes de transmission : sexuelle, sanguine,
mère - enfant.
A noter qu’il existe des traitements préventifs pour la personne
non infectée qui permettent de réduire le risque de contamination
après une prise de risque (voir le chapitre correspondant: traitement
préventif des risque de transmission)
* Transmission sexuelle :
Par l’intermédiaire des sécrétions sexuelles
(sperme, sécrétions vaginales) de l’homme et de la
femme, lors des rapports sexuels de toutes sortes (rapports génitaux,
rapports bucco-génitaux : contact bouche-sexe, rapports rectaux,
ect...).
Les risques de transmission lors de rapports rectaux par le sperme sont
plus importants, car la muqueuse rectale est plus fragile.
Le risque de transmission augmente lorsqu’il existe des lésions
de la muqueuse génitale, notamment en cas de maladies sexuellement
transmissibles (gonococcie, ulcérations syphilitique...). Lors
de rapports bucco-génitaux, il existe des risques de transmission
du virus surtout s’il y a absorption de sperme et également
lorsque la personne « réceptrice » présente
des lésions buccales ou lorsque la personne « active »
présente des saignements gingivaux rendant la salive mêlée
de sang contaminante.
Le taux de contamination est très variable : il est difficilement
chiffrable. Selon une étude récente, il est compris entre
10 et 60% après 6 mois de rapports non protégés.
Cependant, un seul rapport peut être contaminant.
Les matériels en contact des sécrétions sexuelles
peuvent être contaminants (objets de protection déjà
utilisés, sexe toys etc...), ceci constituant le facteur de risque
de transmission du VIH chez des femmes ayant des rapports homosexuels.
* Transmission sanguine :
Par l’intermédiaire du sang infecté, le matériel
au contact du sang infecté peut être contaminant.
Les aiguilles, seringues souillées de sang sont dangereuses.
Les rasoirs, brosses à dents utilisés peuvent être
contaminants et leur usage doit rester individuel.
Depuis 1985, les produits sanguins sont vérifiés, les transfusions
de sang ne présentent donc plus qu’un risque extrêmement
faible.
* Transmission mère-enfant :
La transmission du VIH de la mère infectée à l’enfant
pendant la grossesse se fait une fois sur quatre en moyenne, en l’absence
de traitement prophylactique antirétroviral.
Lorsque la femme séropositive enceinte prend des antirétroviraux
et qu’elle bénéficie d’une césarienne,
le risque de transmission est inférieur en France à 1%.
La mère peut également transmettre le virus en allaitant
; c’est pourquoi, dans les pays occidentaux où le lait artificiel
est disponible, il est fortement déconseillé à une
mère séropositive d’allaiter.
* Par contre :
- Il n’y a pas de risque de transmission par la sueur, les larmes,
les bains , la piscine, les toilettes (WC).
- Boire dans un verre ou manger au restaurant ne présentent pas
de risque.
- Les moustiques, les piqûres d’insectes ne présentent
pas de risque.
- Les gestes amicaux (poignée de mains, baisers sur la joue, caresses,
etc...) ne présentent pas de risque.
d - Les différents stades de linfection
A l’occasion d’un contact avec le virus VIH, le virus peut
pénétrer dans l’organisme : c’est la contamination.
Il peut se produire quelques signes (fièvre, éruption...)
qui disparaissent rapidement : c’est le stade de primo-infection.
Suite à la contamination, le virus est présent dans l’organisme
: le test de dépistage est positif, mais il n’y a pas de
signe de maladie. C’est le stade de séropositivité.
Ce stade de séropositivité sans symptôme grave peut
durer plusieurs années sans traitement. Au bout d'un certain temps,
le système immunitaire s'affaiblit et un traitement spécifique
devient alors nécessaire et va permettre à ce que les symptômes
de maladie n'apparaissent pas. Des examens biologiques permettent d'aider
à décider d’un traitement éventuel
En pratique, 85% des personnes séropositives sont actuellement
traitées par antirétroviraux.
Il est bénéfique de se faire suivre médicalement
le plus tôt possible car c’est à ce stade que l’on
peut empêcher la maladie de progresser et au système immunitaire
de s’altérer.
Des ganglions peuvent persister plusieurs années.
En l’absence de traitement antirétroviral, des signes de
maladie peuvent apparaître après plusieurs années.
Il peut s’agir d’infections ou de cancers. Les signes les
plus graves correspondent au SIDA (Syndrome d’Immunodéficience
Humaine). Avec les traitement antirétroviraux actuellement disponibles
en France, ce stade est dans la plupart des cas non atteint et la personne
peut poursuivre une vie normale, à condition qu’elle prenne
tous les jours d’une façon très stricte ses traitements.
e -La destruction du virus
Le virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est fragile
dans le milieu extérieur (taches de sang, sécrétions
sexuelles,... ) et meurt spontanément en quelques heures.
Des substances chimiques peuvent l'inactiver en moins de 10 minutes:
- L’eau de Javel diluée
- par l’alcool dilué (60°)
- par les désinfectants couramment utilisés en secteur médical
et hospitalier.
Le chauffage à 56 °C pendant 30 minutes détruit également
le virus.
Il n’est pas détruit par :
- La congélation
- les ultraviolets
- le four à micro ondes
- le formol.
f - Comportement à risque
Le risque de transmission est important lorsque l’on multiplie
les partenaires sexuels sans utiliser à chaque rapport un préservatif.
Le risque est important lors de rapports sexuels traumatisants pour les
muqueuses.
Le risque est important lors de l’échange de seringue entre
toxicomanes.
L’usage de produits modifiant le comportement (drogue, alcools,
euphorisants,...) augmente le risque d’oublier le préservatif
lors des rapports sexuels.
En France, depuis Août 1985, un dépistage est réalisé
sur chaque don de sang, et le risque de transmission est ainsi quasiment
éliminé. Le risque actuel d'être contaminé
par une transfusion de sang est quasiment nul.
|
|
|
|